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Bonne Damnée !

Je m'étais engagée à poster quelque chose dans les quinze jours, c'était le 13 décembre ; je croyais y couper vu qu'on allait tous y passer, d'après le JT.
Qu'à cela ne tienne.
Avez-vous vu "Astérix chez les Mayas" ? C'est l'histoire d'une bande d'irréductibles crétins qui se disent journalistes et qui résistent vaillamment à l'occupation, leur principale occupation : exposer des faits pertinents. Grâce à eux, il y a des petits d'homme qui n'ont pas dormi, la nuit du 20 au 21 décembre, car ils ont rangé « la malédiction maya(1) » au rayon de la fonte des glaciers, de la déforestation, de l'extinction des grands mammifères, des guerres et de la menace nucléaire. C'est confondant quand les adultes jouent à Halloween : la fin du monde et la faim dans le monde, sur le même plan. Vas-y après pour t'y retrouver entre Saint Nicolas, Klaus Barbie, Blanche Neige et les sept Mercenaires.


Donc, bouh ! on s'est bien fait peur sur les cinq continents. Pensez : on a frôlé la mort pour de vrai dans le même cinéma, grâce à la « prophétie maya ». On s'est jeté comme des assoiffés sur un calendrier d'apaches du déluge qui n'avaient même pas la télé ! alors qu'on n'est pas fichu de boire ses contemporains en peinture sans écran interposé. Mais, on a dansé autour d'un feu, on a ululé des psaumes en yaourt, on a acheté un bunker, fondé une secte, migré à Bugarach, écrit un haïku : on a prouvé qu'on était bègue de spiritualité (on ne s'appelle pas "sapiens sapiens" pour rien) ; les plus exaltés d'entre nous espéraient même ce Big Crunch magique comme un holocauste purgatif, ardoise lavée, compteur à zéro, terre brûlée, plus de protocole de Kyoto à respecter, comme un tout-à-l'égout génocidaire et printanier à l'échelle du système solaire, avec la traditionnelle brochette d'élus triés sur le volet, la série "Lost Walking Dead Galactica" en 3D, mais ils ont dû s'asseoir dessus, sur la « fatalité maya », car on est encore tous ou à peu près là : le jour s'est levé sur la fonte des glaciers, la déforestation, l'extinction des grands mammifères, les guerres et la menace nucléaire. Bon, raté, tant pis.
Depuis, on a dignement fêté Noël et la nouvelle année (2) en dégustant de l'ictère d'oie, Depardieu n'a plus de français que le foie (3), la main de Berlusconi est une fois de plus au cul de l'Italie car la dame n'est pas difficile pourvu qu'on ne soit pas gay (4), et l'Inde, où l'infanticide féminin est médicalement assisté, découvre avec stupeur que les hommes valent et violent mieux que les femmes. Ah, j'allais oublier : pour réduire les statistiques relatives aux morts et aux blessés par balles dans les établissements scolaires, les enseignants nord-américains ajoutent l'arme à feu à leurs outils pédagogiques. Vous voyez, ça crève les yeux : heureusement que la « prédiction maya » ne s'est pas réalisée ! On s'ennuierait à mort.
Alors je lève mon verre, bien haut, vers ces nuées opaques où l'air est toxique. Je lève mon verre d'arsenic aux fabricants de kalachnikovs qui broutent le caviar sur les charniers militaires et civils passés, présents et à venir. Je lève ma coupe d'acide chlorhydrique aux tyrans qui accrochent diplomatiquement à leur boutonnière l'amitié théâtrale de saltimbankables sans queue ni tête - oh, à ce propos, santé aux cosmopolites qui ne seront jamais seul nulle part sans rien ni personne et qui « s'exilent » à l'heure où sont multipliés les apatrides qui ne sont rien pour personne nulle part. Santé à qui se soucie davantage des chiens que des humains, des enfants phoques que des bébés tchétchènes, des Blancs que des Noirs, des hommes que des femmes. Longue vie aux violeurs, surtout ceux qui peuvent se vanter de passer entre les mailles de la justice, et santé à leurs apologues du quotidien : longue vie à ceux et à celles qui persistent à penser et à dire que peut-être, sans doute, certainement, elle l'a bien cherché.
J'en oublie des guirlandes mais l'idée est là.
Une fois n'est pas coutume, santé et longue vie à l'ennemi : bonne damnée !
(À n'en pas douter, ce billet est encore un effet de la malédiction du calendrier des pompiers mayas.)

Isamar - 07/01/13

(1) Calendrier... prédiction, prophétie, présage, malédiction, fatalité : le champ lexical glisse... si aisément avec les journalisses.
(2) 2013 ! Faisons confiance aux irréductibles résistant à leur occupation principale, pour exploiter à foison le prodigieux potentiel de régression cognitive dont est incidemment porteur le chiffre 13.
(3) Aux dernières nouvelles, le futur Belge aurait acquis un passeport russe ; il soutient Poutine, l'ex ancien président, président et futur président de « la grande démocratie » qu'est la Russie.
(4) Loukachenko, Alexandre de son petit nom, pour qui « mieux vaut être dictateur que pédé », sait où trouver asile quand la Biélorussie ne voudra plus de lui comme président. S'il n'est également plus, d'ici là, interdit de séjour dans l'UE, cela va de soi. Et si l'Italie fait encore partie de l'UE. Qui existerait, dès lors, toujours. À moins qu'une prophétie aztèque...

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